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HISTOIRE DE L'IMAGERIE D'EPINAL

UNE LONGUE HISTOIRE DEPUIS 1796 …

Jean-Charles Pellerin, cartier-dominotier à Épinal à la fin du XVIIIe siècle, fabriquait des jeux de cartes et imprimait des estampes. Sa présence est à relier à un privilège accordé à Épinal et à Nancy, seules villes de Lorraine, au XVIe siècle, autorisées à héberger des maîtres cartiers. Jusque dans les années 1800-1810, il imprime ainsi cartes et images pieuses. Peu à peu, on voit se développer, à coté de l’estampe pieuse, des scènes de genre, et l’image religieuse semble céder le pas aux productions illustrant des événements populaires.

C’est l’illustration qui, sous le poinçon de graveurs comme Réveillé et Georgin, permet à Jean-Charles Pellerin d’asseoir sa notoriété, l’épopée napoléonienne accomplissant le reste. De fait, le Premier Empire fournit aux graveurs les thèmes les plus variés et les plus mobilisateurs de l’opinion publique. Il est alors possible d’acheter aux colporteurs une scène de bataille ou un portrait de l’Empereur, obtenu à partir du bois gravé selon la technique de l’épargne, puis colorié aux pochoirs. Malgré la restauration de la monarchie et par voie de conséquence de la censure, les séries d’estampes impériales assurent la prospérité de la fabrique Pellerin.

En 1822, son fils, Nicolas Pellerin (29 ans) et Pierre-Germain Vadet, son beau-frère, lui succèdent. La fabrique de cartes cède définitivement la place à la fabrique d’images. L’Imagerie d’Épinal prend de l’ampleur. On embauche de 1832 à 1846 près de 40 ouvriers, alors que les images Pellerin sont diffusées dans le monde entier. Le 30 octobre 1858, la société est constituée en nom collectif – « Pellerin et Compagnie » – entre Nicolas Pellerin, Charles Pellerin, son fils, né en 1827, Pierre-Germain Vadet, gendre de Nicolas Perrin, et Léon-Joseph Letourneur-Dubreuil, gendre de Pierre-Germain Vadet.

Les administrateurs successifs de l’entreprise concourent au développement de nouvelles techniques. Après la xylogravure, la stéréotypie, la lithographie, utilisée à titre exclusif vers 1854-1855, et la chromolithographie font leur apparition dans les ateliers. La production évolue : l’image-illustration devient image enfantine. Au moment où l’on réédite la Bibliothèque bleue, apparaissent les planches de grand format à douze ou seize vignettes. Les dessins sont exécutés par des dessinateurs de profession, tels Charles Pinot, avant 1860, Legros, Phosty, Chauffour dans les années 1890... Les dessinateurs parisiens finissent par connaître les besoins de l’imagerie spinalienne et plusieurs d’entre eux proposent leur service, à moins que, comme Pinot, ils trouvent Pellerin peu reconnaissant et le quittent.

En 1860, Charles Pinot, dont les qualités artistiques sont pour beaucoup dans l’expansion commerciale des années 1850, part avec plusieurs employés de Pellerin fonder sa propre entreprise - Ch. Pinot et Sagaire. La même année, Charles Pellerin fait construire, rue Léopold-Bourg, un immeuble avec un grand magasin et, place du Quartier, un bâtiment de quatre étages où l’entreprise s’installe. Probablement stimulée par la concurrence Pinot, l’Imagerie Pellerin multiplie les contacts et les commandes auprès des dessinateurs parisiens, tant pour les planches enfantines que pour les créations publicitaires. La vente des images d’Épinal s’effectuait alors par le colportage, les librairies et les représentants à l’étranger.

Le colportage fut le moyen de diffusion le plus utilisé. Pour les images d’Épinal, la plupart des colporteurs venaient exclusivement du même village : Chamagne (Vosges), d’où leur nom de « chamagnons ». Les colporteurs allaient de village en village, une hotte (sorte de petite armoire à deux portes) sur le dos, parfois accompagné d’un âne qui portait les marchandises. Ils s’arrêtaient sur la place du village, chantaient une complainte et déballaient leurs marchandises : brochures, images, journaux, chapelets, médailles, mercerie… Très souvent, ils faisaient du troc et échangeaient ces marchandises contre des chiffons destinés aux papeteries, des peaux de lapin pour les fabriques de chapeaux de feutre. Les images multicolores de Pellerin avaient un grand succès, tout comme les brochures de la Bibliothèque bleue ou les almanachs. Les colporteurs n’avaient pas le monopole de la vente des images de Pellerin. Le catalogue de 1842 précise les conditions de vente à usage des libraires. Les images d’Épinal ont eu un succès dépassant les frontières de la France et engageant Pellerin à assortir ses images de textes en langues étrangères : images bilingues pour l’Allemagne, puis images destinées à l’exportation, rédigées entièrement en une autre langue, diffusées par des correspondants étrangers.

À la fin des années 1880, Pellerin met à la disposition de Gaston Lucq, dit Glucq, dessinateur parisien, son expérience d’imprimeur en chromolithographie. Sans doute cette association permit-elle à Pellerin de surmonter les événements de l’année 1888 : l’incendie des ateliers de coloriage, puis le rachat de l’entreprise concurrente Olivier-Pinot. Après la mort de Pierre-Germain Vadet (1870), le départ de Léon-Joseph Letourneur-Dubreuil (1880), le décès de Charles Pellerin (1887) et l’achat de la maison Pinot à Mme Olivier, la société se trouve officiellement administrée par Georges Pellerin, fils de Charles, né en 1852, et Pol Charles Marie Payonne, époux de sa sœur Marie-Louise.

La Troisième République voit l’apparition des portraits légendés de grands personnages historiques et les récits des événements politiques marquants : la guerre de 1870, la Commune. L’image Pellerin se distingue alors par un certain engagement politique et moral et devient un symbole de valeurs. Épinal, capitale de l’imagerie populaire, eut, de 1880 à 1896, l’idée d’adapter ses images au courant scientifique d’une époque en pleine industrialisation. L’originalité de la série encyclopédique Glucq des Leçons de choses illustrées, née de l’association de l’Imagerie Pellerin et de l’éditeur publiciste Glucq, est d’avoir apporté un aspect totalement novateur aux thèmes iconographiques cantonnés à l'histoire, à la religion et aux contes de fées. L’idée de Glucq et de l’imagier fut de remplacer les héros des histoires racontées en images par des « produits de consommation », répondant ainsi d’une façon simple et efficace à la curiosité des milieux populaires et bourgeois fascinés par l’industrialisation. L’école étant devenue obligatoire depuis 1882 et les sciences physiques et naturelles étant introduites sous le nom de « leçons de choses » dans l’enseignement primaire, le thème des images reliées en un volume de cinquante planches porta sur l’observation des objets ou de la nature associée aux découvertes scientifiques et à leurs applications : histoire du fer, du verre, du gaz, du sucre… Mais ces images gardaient toujours un caractère publicitaire et malgré l’enthousiasme des instituteurs, le gouvernement n’encouragea pas l’entreprise. Le coût du projet n’apporta pas le succès escompté et, en 1896, Glucq dut céder ses parts de propriété à l’Imagerie Pellerin qui retira à l’iconographie toute allusion publicitaire, la réactualisa et la modernisa. Elle intitula la nouvelle production parue en 1905 « Série encyclopédique Glucq des leçons de choses illustrées ». Après la première guerre mondiale, la série évolua peu, puis s’essouffla.

Le 29 mars 1895, les statuts de la société furent modifiés pour permettre l’admission d’un co-associé Hubert Gourier, mari de la deuxième sœur de Georges Pellerin. Jusqu’à l’approche de la première guerre mondiale, l’imagerie, installée dans de nouveaux locaux quai de Dogneville à Epinal édifiés en 1896-1897 (ceux qu’elle occupe encore aujourd’hui) développe ses séries historiées et ses jeux de construction. À côté de ses activités de création, Pellerin conforte sa position d’imprimeur-publicitaire auprès des libraires et des petits commerçants. Le verso des images est imprimé avec un texte rédigé par le client. La Grande Guerre provoque la fermeture partielle de l’usine mais, malgré cela, Georges Pellerin honore les commandes qui lui parviennent de Suisse ou d’Algérie. Comme en 1870, l’Imagerie participe au conflit en diffusant des images « anti-boches ».

À la mort de Georges Pellerin en 1918, la société se trouve gérée par Pol-Charles-Marie Payonne, Maurice et Émile, ses fils, Hubert et Jean Gourier et Élisabeth Dumont, née Gourier. Le 18 décembre 1920, la société prend le nom de « Payonne, Gourier et Cie, ancienne maison Pellerin ». Le 14 mai 1921, Hubert Gourier cède 1/250 du capital à Max Prud’homme, mari de la fille de Pauline Vadet et de Léon Letourneur-Debreuil. Pol Payonne disparaît ; le 1er juin 1921 naît l’« Imagerie Pellerin S. A. ». Dans les années 1920, l’activité reprend : la maison crée des albums-toile pour les enfants, mais la concurrence se développe sur toute la librairie et l’imagerie. On tente de renouveler les ententes commerciales déjà entreprises au début du siècle entre imagiers : Vagné et fils, à Pont-à-Mousson ; Alfred Delhalt, à Nancy ; Alexandre Capendu, éditeur et dépositaire parisien. On songe à engager des procès contre les éditeurs allemands. Hubert Gourier meurt en 1934 et laisse à la tête de l’entreprise ses neveux, Maurice et Émile Payonne.

La seconde guerre mondiale interrompt à nouveau les activités de l’Imagerie, qui reprennent avec difficulté dans les années 1950. Les hebdomadaires de littérature enfantine ainsi que les éditeurs comme Hachette proposent des articles qui plaisent davantage à la clientèle. L’entreprise est administrée par René Simon, petit-fils d’Hubert Gourier, au départ en retraite des frères Payonne, en 1954.

Au début des années 1980, l'imagerie connaît un essor médiatique relatif en éditant des artistes aussi reconnus que Tardi ou Fred et en bénéficiant d'une couverture télévisuelle quotidienne via l'émission pour enfants « Récré A2 » sur Antenne 2. Cependant, l’entreprise s’écroule peu à peu financièrement et les descendants de son fondateur Jean-Charles Pellerin sont contraints de déposer le bilan.

En 1984, cinq jeunes dirigeants d’entreprise et un groupe de cinquante actionnaires spinaliens décident de recapitaliser l'Imagerie pour faire renaître ce patrimoine cher au cœur des Spinaliens. Eric STAUB, l’un des jeunes repreneurs, est nommé naturellement Président-directeur général. Il assure immédiatement une direction judicieuse et économe, préserve fidèlement le caractère propre de la maison, le coloris au pochoir et adapte ces réalisations aux techniques d'impression modernes. Dès 1989, l’Imagerie d’Epinal retrouve ses racines dans l'expression graphique et artistique de son époque et s'assure la collaboration d'un premier artiste, Antonio GACIA, puis d’autres suivent, Jean-Paul MARCHAL, Isabel YUNG, Clair ARTHUR, Guillaume ROUSSEL, Olivier CLAUDON, Patrick France, Sidonie HOLLARD, Thierry DESAILLY et Anne LOGEAIS.

Au début du XXIe siècle, l’Imagerie d’Épinal développe trois activités : l’édition d’images d’Épinal, bien souvent en relation avec l’actualité ; l’atelier artisanal, qui accueille plus de 200 000 visiteurs par an ; la création d’images d’Épinal pour des entreprises ou des institutions, à l’occasion d’un événement particulier. Malgré les développements d’une culture et d’une société tournées vers les moyens de communication les plus performants, l’image d’Épinal conserve une place privilégiée.

CLASSE AU TITRE DES ARCHIVES HISTORIQUES

Riche de 500 mètres linéaires environ, le fonds d’archives de l’Imagerie Pellerin d’Épinal a été confié par contrat de dépôt aux Archives départementales des Vosges (Conseil général des Vosges) en 1988 et classé au titre des Archives historiques en 1989.

Il est constitué de différents types de documents :
  • les archives de gestion de l’entreprise, intéressant la comptabilité, le personnel, les relations avec les fournisseurs, les documents relatifs à la constitution juridique et matérielle de l’entreprise ;
  • les archives traduisant la création artistique, tels que la correspondance des artistes, les dessins originaux, les épreuves soumises au bon à tirer, les essais de couleur, l’abandon de droits d’auteur ;
  • les images anciennes imprimées (près de 40 000), à mettre en relation avec les dessins originaux, avec l’évolution des techniques d’impression en usage à l’Imagerie et avec la recherche de nouveaux supports ;
  • un fonds documentaire constitué d’ouvrages imprimés sur les techniques d’impression ou les activités commerciales et juridiques, d’ouvrages ou de catalogues produits par les concurrents, de livres offerts à titre personnel aux administrateurs de l’Imagerie Pellerin et des ouvrages publiés par la maison Pellerin même.

Coté 48 J, le fonds d’archives Pellerin a fait l’objet d’un inventaire scientifique, publié avec le visa de la Direction des Archives de France en juillet 2009. Les images anciennes bénéficient, elles, d’une numérisation systématique et progressive par le laboratoire de numérisation des Archives départementales des Vosges, dans le but de rendre la totalité du fonds historique consultable sur terminaux informatiques, afin de préserver les originaux de la manipulation directe. Chaque image fait l’objet d’une fiche de description et d’une image numérique, associées en une base de données documentaire avec visualisation.
Consulter l’inventaire du fonds sur www.vosges-archives.com, rubrique « Consulter les fonds », puis « Etat général des fonds », puis « Archives privées ».

Comment le fonds 48 J Archives de l’Imagerie Pellerin d’Epinal a-t-il été constitué ?

En 1980, l’entreprise Pellerin, rencontrant d’importantes difficultés financières, organise une vente publique d’images et d’éléments d’impression qui suscite de nombreuses réactions, sans pour autant la relancer économiquement. Des entrepreneurs spinaliens se regroupent pour reprendre l’affaire en 1984. Créée à cette occasion, la nouvelle société anonyme – « Imagerie d’Épinal S.A. » - devient propriétaire des archives, stockées dans les bâtiments de l’usine construite en 1897. Rapidement, il apparaît que les locaux ne permettent plus une bonne conservation des archives, rendues inutilisables par leur déclassement. En vue de leur protection et de leur sauvegarde, l’Imagerie d’Épinal S.A. dépose sous contrat aux Archives départementales des Vosges le 23 juin 1988 un fonds historique d’archives et d’images de 500 mètres linéaires, couvrant les années 1779 à 1984. Ce contrat de dépôt fut actualisé en 2003 et co-signé par le président du Conseil général, le président-directeur général de l’Imagerie d’Épinal S.A., le préfet des Vosges et la directrice des Archives de France, pour répondre à l’utilisation des nouvelles technologies dans le traitement et la diffusion des documents iconographiques du fonds.

Le fonds historique, composé essentiellement des archives administratives et commerciales et de la production imagière des maisons Pellerin et Olivier-Pinot, fut classé au titre des archives historiques par arrêté ministériel du 4 avril 1989. Cette résolution fait partie du cadre général de protection du patrimoine de l’Imagerie et fait suite à la procédure de classement au titre des Monuments historiques du bâtiment de l’Imagerie, puis des machines en avril 1987. Le lien entre la conservation des fonds et leur exploitation a été matérialisé par une convention de prêt privilégié tripartite établie le 19 avril 1997 entre l’Imagerie d’Épinal S.A. propriétaire, le Conseil général des Vosges (Archives départementales des Vosges), dépositaire, et le Musée de l’Image, exploitant potentiel et privilégié du fonds. La campagne de protection du patrimoine a été prolongée en 2006 par l’inscription à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques, phase conservatoire avant le classement, des pierres lithographiques, des plaques de zinc, du petit matériel et des vestiges du mobilier de la maison Pellerin remontant au début du XIXe siècle.

Quel est l’intérêt du fonds 48 J Archives de l’Imagerie Pellerin d’Epinal ?

L'intérêt historique du fonds de l’Imagerie d’Épinal S.A. tient à son caractère familial, artisanal et artistique tout à la fois de l’entreprise. À travers lui se dessinent l’influence de l’Imagerie Pellerin dans les Vosges, en Lorraine, en France et au-delà, et l’évolution des thèmes illustrés. La production de l’Imagerie diffère de celle des autres entreprises à vocation industrielle, car elle est fondée sur la création. C’est aussi l’histoire d’un signifiant, l’image, de son évolution durant plus de deux siècles, de l’image pieuse au support commercial, de l’image pédagogique à la scène de genre, enfin, de son utilisation progressive comme support médiatique : support d’une morale, d’une propagande et plus généralement de la publicité. C’est aussi l’histoire d’un repère culturel : la culture et la langue française ont intégré la notion d’ « image d’Épinal », production moralisante et caricaturale du monde qui, dans le langage moderne, est synonyme de notion simpliste. C’est, enfin, l’histoire d’une entreprise commerciale ouverte sur le marché national et international.

Les archives commerciales forment la majeure partie du fonds de l’Imagerie Pellerin d’Épinal et autorisent le chercheur à suivre sa progression commerciale ou ses modes de représentation. Les séries de pièces de correspondance de la firme Pellerin avec ses partenaires, ses clients, ses fournisseurs, ses artistes, couvrant plus d’un siècle, sont exceptionnelles. La richesse des dossiers de commandes, passées par les clients, entreprises, commerçants, particuliers, associations, et par les librairies et papeteries dépositaires a par ailleurs suggéré la constitution d’un index, publié à la fin de l’inventaire de 2009, afin de rendre compte de l’extraordinaire rayonnement de l’entreprise. Tout aussi remarquables sont les témoignages de la gestion du personnel, des employés et des salariés de l’Imagerie sur plus d’un siècle : ouvriers de la manufacture spinalienne et artistes associés, agents commerciaux et représentants exclusifs répartis en France et dans le monde entier.

Comment consulter le fonds 48 J ?

Le fonds se consulte aux Archives départementales des Vosges, 4 avenue Pierre Blanck, 88 000 Epinal, ouvertes du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 et le samedi de 8 h 30 à 12 h 30. Les modalités d’accès figurent sur le site www.vosges-archives.com.

Selon le contrat de dépôt révisé en 2003 (art. 3), le fonds est communicable avec l’autorisation exclusive du représentant de l’entreprise. L’exploitation des documents iconographiques est soumise aux dispositions du Code de la propriété intellectuelle et artistique et la reproduction d’images ou de documents d’archives est soumise à une demande écrite à l’Imagerie d’Épinal S.A. (art. 4 du contrat révisé), afin de protéger les intérêts commerciaux de la société.

Le fonds 48 J déposé par l’Imagerie d’Épinal S.A. doit être clairement distingué, aux Archives départementales des Vosges, de deux fonds imagiers complémentaires, cotés 8 T et 18 Fi. En 1996, lors du tri préalable au transfert du fonds d’images populaires du Musée départemental d’art ancien et contemporain au Musée de l’Image, ont été collectées près de 3 000 images provenant du dépôt légal, et donc archives publiques, qui avaient été déposées au Musée départemental en 1937 ; ce fonds du dépôt légal a été réglementairement restitué aux Archives départementales, afin de compléter le fonds 8 T du contrôle de la préfecture sur l’imprimerie et la presse des Vosges (1800-1940). La sous-série 18 Fi, fonds ouvert, se compose par ailleurs d’images d’Épinal entrées aux Archives départementales par voie d’achats et de dons.

PROTEGE AU TITRE DES MONUMENTS HISTORIQUES


Diagraphe manuel

3e quart XIXe siècle

Classé au titre des Monuments historiques 15/04/1987

 

Machine à piquer

E. Houpied, constructeur

1ère moitié XXe siècle

Classé au titre des Monuments historiques 15/04/1987

 

Machine à piquer

Arthur Mulcer, constructeur

1ère moitié XXe siècle

Classé au titre des Monuments historiques 15/04/1987

 

Presse à relier

Coisne, constructeur

1ère moitié XIXe siècle

Classé au titre des Monuments historiques 15/04/1987

 

Presse à relier

Coisne, constructeur

1ère moitié XIXe siècle

Classé au titre des Monuments historiques 15/04/1987

 

Presse à relier

Aimé Morane, constructeur

Milieu XIXe siècle

Classé au titre des Monuments historiques 15/04/1987

 

Coupe-papier

Poirier, constructeur

Fin XIXe- début XXe siècle

Classé au titre des Monuments historiques 15/04/1987

 

Coupe-papier

Karl Krause, constructeur

Fin XIXe- début XXe siècle

Classé au titre des Monuments historiques 15/04/1987

 

Scie-sauteuse

Tiersot, constructeur

1er quart XXe siècle

Classé 15/04/1987

 

Scie-sauteuse

Tiersot, constructeur

1er quart XXe siècle

Classé 15/04/1987

 

Scie-sauteuse

1er quart XXe siècle

Classé 15/04/1987

Machine à arrondir

Karl Krause, constructeur

4e quart XIXe siècle

Classé 15/04/1987

 

Machine à colorier

SACM, constructeur

1er quart XXe siècle

Classé 15/04/1987

 

Machine à colorier par pochoir

SACM, constructeur

1er quart XXe siècle

Classé 15/04/1987

 

Machine à colorier par pochoir

SACM, constructeur

1er quart XXe siècle

Classé 15/04/1987

 

Presse typographique manuelle

Dingler-Sche, constructeur

1er quart XIXe siècle

Classé 15/04/1987

 

Presse typographique manuelle

Dingler-Sche, constructeur

2e quart XIXe siècle

Classé 15/04/1987

 

Presse typographique mécanique Victoria

Rochstron et Schneider-Nachf, constructeurs

4e quart XIXe siècle

Classé 15/04/1987

 

Presse typographique mécanique Perfection

P. Capdevielle, constructeur

2e quart XIXe siècle

Classé au titre des Monuments historiques 15/04/1987

 

Presse lithographique à plat

J. Busser, constructeur

4e quart XIXe siècle

Classé au titre des Monuments historiques 15/04/1987

 

Presse lithographique à plat

J. Busser, constructeur

4e quart XIXe siècle

Classé au titre des Monuments historiques 15/04/1987

 

Presse lithographique à plat

J. Busser, constructeur

Milieu XIXe siècle

Classé au titre des Monuments historiques 15/04/1987

 

Bourriquet électrique

Lilliput, constructeur

2e quart XXe siècle

Classé au titre des Monuments historiques 15/04/1987

 

1 344 bois gravés (éléments d'impression)

Réveillé, Georgin, Maurin et Thiébault, graveurs

Répartis en cinq grandes séries (1820-1880) : bois religieux, bois signés (Réveille, Georgin, Maurin, Thiébault), bois militaires ou feuilles de soldats, bois pour morales, almanach et contes pour enfants, bois pour découpages et cerfs-volants

XIXe siècle

Classé au titre des Monuments historiques 23/10/1991

Horloge

Décor au jardinier, laiton doré

Début XIXe siècle

Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques 19/12/2005

 

Coffre d’horloge

Bois peint

XVIIIe siècle

Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques 19/12/2005

 

Armoire à deux portes

Bois de chêne, Lorraine

XIXe siècle

Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques 19/12/2005

 

Armoire à deux portes et à deux tiroirs

Bois de chêne

XIXe siècle

Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques 19/12/2005

 

6 897 pierres lithographiques (éléments d'impression)

Calcaire oolithique

1850-1900

Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques 31/05/2007

 

3 943 plaques de zinc (éléments d'impression) et leur meuble à trois travées et crémaillères

1890-1940

Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques 31/05/2007

 

3 rouleaux encreurs

Bois et cuir, Charles Schmaltz (Paris)

XIXe siècle

Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques 31/05/2007

 

2 tables à encrer

Bois, pierre de grès

XIXe siècle

Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques 31/05/2007

 

Établi à ragréer

9 traverses, 1 entonnoir, 1 citerne à poudre calcaire, bois

XIXe siècle

Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques 31/05/2007

 

2 meules à ragréer

A 37 trous avec pivot, acier, bois, pierre

XIXe siècle

Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques 31/05/2007

 

Caisse de 150 pierres ponces

Paille, bois, pierre de lave, Schumacher (Allemagne)

XIXe siècle

Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques 31/05/2007

 

Table à dessin

Plateau inclinable et accessoires (équerre, té, support amovible), bois, métal

XIXe siècle

Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques 31/05/2007

 

Ratelier à pierres lithographiques

10 montants, bois, métal

XIXe siècle

Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques 31/05/2007

 

2 diables

Bois, métal

XIXe-XXe siècle

Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques 31/05/2007

 

Chariot à pierres sur rails

Fonte, bois

XIXe siècle

Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques 31/05/2007

 

Brancard à pierres

4 traverses et bras de bois, 2 traverses et renforts métalliques

XIXe siècle

Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques 31/05/2007